Pays le plus propre du monde : astuces et classement écologique

Singapour interdit la vente de chewing-gum depuis 1992 pour éviter la pollution urbaine. La Suède recycle plus de 99 % de ses déchets ménagers, un taux inégalé à l’échelle mondiale. L’Islande puise près de 85 % de son énergie dans des sources renouvelables, dépassant largement les normes internationales.

Ces performances ne résultent pas uniquement de réglementations strictes ou d’innovations technologiques. Elles s’appuient sur une combinaison de politiques publiques cohérentes, de choix collectifs et de mesures incitatives. Les classements internationaux révèlent des écarts marqués entre les pays, mais aussi des stratégies variées pour atteindre l’excellence écologique.

Pourquoi certains pays sont-ils plus propres que d’autres ?

La question du pays le plus propre du monde dépasse largement la seule présence de déchets dans l’espace public. Elle touche à la qualité de vie environnementale, à la gestion intelligente des ressources, au volontarisme politique et à la santé collective. Pour mesurer ces écarts, l’Indice de Performance Environnementale (EPI) s’est imposé comme outil de référence pour le classement écologique. Cet indice passe au crible les performances écologiques de 163 pays à travers 25 critères : qualité de l’air, gestion de l’eau, biodiversité, émissions de gaz à effet de serre, et bien plus.

Pays Classement EPI 2022
France 12ème
Islande 1er (EPI 2011)
Australie En tête selon certains classements

Le palmarès évolue selon les critères retenus et l’année considérée. L’Islande a détenu la première place de l’EPI en 2011, tandis que l’Australie s’impose dans d’autres analyses. La France se positionne à la douzième place en 2022, après avoir atteint la septième en 2010. Ce constat s’explique par des politiques affirmées de développement durable, une gestion stricte des déchets et une mobilisation citoyenne tangible.

Derrière ces classements, d’autres chiffres frappent. La Chine affiche l’empreinte écologique globale la plus lourde, conséquence directe de sa démographie et de son poids industriel. À l’autre extrême, le Qatar détient le record d’empreinte écologique par habitant. Ces écarts soulignent que la propreté d’un territoire dépend de ses choix énergétiques, de sa gouvernance et de l’engagement de toute une société face aux défis écologiques.

Tour d’horizon des pays les plus propres selon les classements écologiques

En tête de la plupart des classements, l’Islande impressionne par son électricité 100 % renouvelable et une gestion avisée de ses ressources naturelles. Ce modèle inspire bien au-delà de ses frontières. La Suisse brille également, portée par des villes comme Zurich où la propreté, le tri sélectif et la mobilité durable sont devenus des standards. Zurich se distingue par la qualité de son air, la rigueur du tri et l’efficacité de ses infrastructures.

En Scandinavie, la Suède et la Finlande ont misé sur le recyclage massif et des normes strictes pour la construction, visant des villes à faible émission carbone. Stockholm recycle plus de 99 % de ses déchets et ambitionne de tourner la page des énergies fossiles d’ici 2040. Danemark et Norvège n’hésitent pas à taxer lourdement le carbone et à investir dans les transports propres.

Hors du Vieux Continent, le Canada et l’Australie figurent régulièrement dans le haut du classement écologique. À Calgary, 100 millions de litres d’eaux usées sont traités chaque jour et 75 % des déchets sont recyclés. Outre-Atlantique, des villes comme Portland imposent des règles strictes pour faire grimper les taux de recyclage.

En France, Angers sort du lot grâce à une gestion exemplaire des déchets et au développement de la mobilité douce. Cette ville incarne le dynamisme français dans la transition écologique.

À l’échelle mondiale, Taipei et Copenhague sont citées parmi les pionnières de la mobilité verte et de la baisse des émissions. Elles prouvent que l’innovation urbaine, combinée à une volonté politique forte, améliore durablement la qualité de vie.

Zoom sur les initiatives inspirantes : ce que font les leaders de la propreté

Parmi les villes qui font figure de référence, Zurich se distingue par un système de gestion des déchets sophistiqué. Les autorités locales misent sur des incitations financières, une collecte optimisée et une communication efficace. Résultat : les espaces publics restent propres, la mobilité durable se développe à travers un réseau dense de transports collectifs et de pistes cyclables.

En Europe du Nord, Copenhague et Oslo rivalisent d’innovation. La capitale danoise multiplie les projets pour limiter les gaz à effet de serre : pistes cyclables, bus électriques et politiques fiscales favorisant les véhicules propres. À Oslo, la ville mise à fond sur l’électrification des transports collectifs et un système de collecte des déchets performant, réduisant significativement la pollution urbaine.

À l’international, Taipei s’est transformée grâce à une collecte des déchets efficace et une politique volontariste en faveur des énergies renouvelables. Calgary traite des volumes considérables d’eaux usées chaque jour et affiche un taux de recyclage élevé. Portland vise la barre des 90 % de déchets recyclés à l’horizon 2030, appuyée par des règles strictes.

En France, Angers se distingue par la rigueur de sa gestion des déchets et par la promotion active des mobilités douces. Quant à l’Islande, elle prouve qu’une électricité 100 % renouvelable n’est pas un rêve inaccessible, mais une réalité concrète portée par une politique de transition écologique ambitieuse.

Innovation urbaine, transports propres, valorisation intelligente des ressources naturelles : ces ingrédients font la différence pour intégrer le cercle restreint des pays les plus propres de la planète.

Homme âgé nettoyant le trottoir résidentiel

Adopter des gestes écoresponsables au quotidien : conseils pratiques venus d’ailleurs

Pour s’aligner sur les nations qui dominent le classement écologique, il suffit parfois d’observer la simplicité des gestes répétés chaque jour par leurs habitants. À Zurich, Stockholm ou Angers, la propreté n’est ni une coïncidence ni un diktat. Elle s’incarne dans une discipline partagée et des habitudes ancrées dans la routine. Trier systématiquement les déchets, limiter l’usage du plastique jetable, choisir les modes de transport doux : ces réflexes irriguent les villes les plus avancées.

Voici comment, sur le terrain, ces pratiques prennent forme :

  • À Stockholm, tous les foyers bénéficient de solutions de tri efficaces. Le recyclage dépasse 99 % des déchets, résultat d’une éducation continue à la gestion responsable des ressources.
  • Dans les rues de Copenhague ou Oslo, le vélo et les transports publics électriques sont devenus le mode de déplacement par défaut. La baisse des émissions de gaz à effet de serre s’obtient, pas à pas, par la réduction de la voiture individuelle.
  • À Dublin, la suppression des sacs plastiques pour les déchets commerciaux illustre une volonté politique assumée, largement soutenue par les commerçants.

Le tourisme durable s’impose peu à peu grâce à des plateformes comme HomeExchange, qui favorisent l’échange de logements et limitent la construction d’hôtels. À Maurice ou en Autriche, les solutions locales prennent le relais : collecte d’eau de pluie, vélo pour les courts trajets, produits locaux, limitation de la consommation d’eau et d’énergie. S’inspirer de ces approches sobres et concrètes permet de concilier qualité de vie et respect de l’environnement. Ici, la sobriété s’affirme comme une véritable promesse d’équilibre et d’avenir partagé.

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